Repression +++ du centre instinctif, inaction à se "soigner" chez le 4

Bonjour,
4 alpha je suis, centre instinctif lourdingue j’ai, fainéantise à agir je connais. Comment activer mon action à me soigner, pour vivre l’équanimité, pour vivre dans l’essence ? Quelques 4 alpha, où ceux qui les connaissent, ont ils des astuces, ou des conseils. L’aspect quotidien de certains exercices liés à la pratique corporel, au recentrage, pourtant nécessaire me parait inaccessible, les exercices sont sans cesse repoussés, c’est une spirale infernale, toute ma vie je devrai pratiquer, ça me semble impossible. Je manque de faire, de régularité, je suis 4 ! Je crois que tant que je resterai seule, ça sera compliqué, comment agir, comment gagner en rigueur, comment m’entourer, avec qui ?

Bonsoir Ahimsha,
Merci pour ton témoignage.
J’entends ta première question: « comment faire pour vivre dans l’essence ? »
J’entends dans cette question une injonction qui me dérange: « il faut que j’arrive à vivre dans l’essence ». (peut-être un peu de mon égo de 9 qui n’aime pas qu’on lui impose un objectif? :wink: )

Je crois que l’essence ne peut pas être un objectif comme cela.
Nous ne serons jamais des être spirituels parfaits et nous devons accepter notre part d’ombre… humaine.
L’essence n’est pas un objectif à atteindre. C’est une expérience à vivre au quotidien, une attention à garder, une surveillance permanente de notre égo. C’est un travail de fond pour toute une vie.

Un conseil personnel: observes ton égo le plus souvent possible. Et prend le temps d’écrire ces observations (éventuellement, tu peux les partager avec nous ici :slight_smile: )
Il faut commencer par bien connaitre ses mécanismes (pas seulement une connaissance théorique (mentale) ou émotionnelle, mais aussi une connaissance instinctive). Arrives-tu à observer quotidiennement l’Envie et la Mélancolie du 4 ?

Personnellement, j’ai mis beaucoup de temps à me rendre compte à quel point mon égo de 9 était tout le temps là: l’oubli de moi et la paresse à me connaitre… L’égo est très fort pour nous faire croire que « c’est bon, j’ai compris, pas besoin de creuser plus »…

Au plaisir de te lire.
Lighyli.

Bonjour à tous,

Sur ce forum, la bienvenue sois-tu jeune padawan @ahimsha ! Très heureuse je suis de t’y lire :grin:

Ce que j’entends moi dans ton message c’est surtout le manque d’espoir lié a la répression de l’instinctif et la croyance que c’est à l’extérieur que tu trouvera la Force d’activer ton centre instinctif et d’atteindre la sainte Essence :wink:
Trouver du soutien, un appui, des amis avec qui pratiquer des activités est sans doute une bonne idée, mais sur ce point, on ne la fait pas à un 6 :upside_down_face:, la force est EN toi, les ressources nécessaires sont EN toi. C’est peut-être une projection de ma part, mais cela n’en fait pas forcément quelque chose qui ne s’applique pas aussi à toi :smiling_imp: :slightly_smiling_face:

Il me semble que la difficulté vient en partie de ce que l’ego et l’essence se partagent le même espace (cf. le stage Essence de Fabien et Patricia Chabreuil) et puis l’ego voudrait nous embarquer dans une guerre … contre lui même ! (quand on fait du développement personnel) or au final c’est lui qui gagne en continuant à garder le contrôle. De ce que j’en ai expérimenté, laisser la place à l’essence passe par un lâcher prise, lâcher prise sur nos croyances [1] , nos crispations, notre volonté de contrôle… Et pour ça le travail sur les transes est indispensable. Il permet de diminuer la part de l’ego dans notre personnalité et donc de laisser de la place à l’essence.

Le développement personnel est un « travail », ce qui signifie qu’il ne se fait pas sans volonté :sweat_smile:

Dans le support du stage Centres il y a des exercices pour nous aider dans le cadre d’une démarche d’intégration et quelques uns sont ciblés par types. Pour les 4, Faire les choses même si je ne suis pas « in the mood », Me discipliner et m’obliger à faire, pratiquer une activité physique qui me donne des sensations agréables … c’est pas forcément confortable égotiquement parlant, c’est pour ça que ça s’appelle un travail :hugs:.

Je dirais que lorsque le travail nous semble inaccessible, impossible, commencer par un tout petit pas, ç’est déjà beaucoup, à toi de voir lequel… peut-être choisir une transe et essayer de la repérer puis de la traiter… Peut-être t’astreindre à faire la vaisselle à horaire précis, que tu en ais envie ou pas… ou autre chose, à toi de voir, de trouver le petit pas qu’en ce moment tu peux et veux faire.

Avec toute mon affection, mon amitié et mes encouragements :smiling_face_with_three_hearts:


  1. « centre instinctif lourdingue j’ai » ; « Je crois que tant que je resterai seule, ça sera compliqué ». En voilà quelques unes :slightly_smiling_face: ↩︎