Co-répression du centre instinctif et paresse à soi chez le 9

Bonjour à tous,
Chez le 9, c’est un challenge d’avoir à lutter contre la co-répression du Centre instinctif je trouve, surtout quand il se combine avec une forme de repli dans son monde intérieur. Béatrice Chestnut qualifie cet état ou souffrance émotionnelle (cette passion), d’indolence, d’inertie psychologique, d’ignorance au sens bouddhiste du terme, de paresse à soi, donc. Cela m’arrive encore quand je suis très fatiguée.
Heureusement, je suis plus consciente aujourd’hui que je ne l’étais de ces moments de repli intérieurs et d’anesthésie de l’instinctif quand je suis fatiguée. Je l’ai remarqué, car je le vis encore, lors de randonnées en groupe ou de ski de fond entre amis : l’instinctif est alors privilégié – normalement – car il faut avancer malgré la fatigue… mais, à un moment, il y a bascule et refuge dans mes pensées (par exemple sur ce que je n’ai « pas fait » et qu’il « ne faut pas oublier de faire » -souvent associées au travail), voire dans des rêvasseries ; je me coupe alors du groupe, souvent la vitesse de mes pas ou de mes foulées se réduit. Je me retrouve la dernière et alors je m’enfonce dans une divagation que je connais bien et qui est toujours très délectable.

La seule façon que j’ai alors trouvée de contrecarrer cette tendance à me plonger en moi-même, autrement dit à me retirer du monde, à me replier dans un petit cocon confortable quand cette fatigue arrive, est de me forcer à accélérer le rythme ou à me mettre en mouvement si je me suis mise « sur pause » ; me « remettre » dans mon corps, le rythme de mes mes mouvements, dans ma respiration, rattraper le groupe, être présente au moment des échanges, y participer, répondre aux blagues, être là tout simplement est alors possible. J’ai remarqué qu’à la longue, en essayant à chaque fois de me forcer à être là, ici et maintenant, ces moments de repli dans mon monde intérieur liés à la répression de l’instinctif se font heureusement plus rares. Je me sens depuis quelques mois davantage capable d’être présente dans les groupes, d’être moins en retrait que je n’avais l’habitude d’être…
D’autres 9 ont-ils trouvé d’autres façons de contrecarrer cette tendance au « repli intérieur », combiné à la répression du centre préféré, si confortable et naturel chez nous ?
Bien à vous,
Philomène (9 alpha)

Bonjour à tous,

Ravie de te lire à nouveau sur ce forum @Philomene9alpha.

J’ai décidé de te répondre, car même si je ne suis pas 9, je fais partie des types du triangle et de ce fait je partage quelques similarités de fonctionnement avec toi.

Passion et fixation moins présentes combinées à plus de présence à soi-même… c’est de l’intégration. :slightly_smiling_face:

Présence à soi-même signifie prise en compte de la réalité et donc possibilité de choisir de rester ou non dans notre confortable et naturelle désintégration. Alors comment être plus présent à soi ?

Tu nous donnes une piste très intéressante, la connexion au corps. Piste qui de plus vaut pour tous les ennéatypes. Si j’habite mon corps je ne peux pas être totalement coupée de la réalité parce que mon attention est partagée et donc le « focus de l’attention/les œillères égotiques » ne sont plus possibles. Ce truc là je l’utilise très souvent aussi… quand j’y pense :stuck_out_tongue:

Je trouve essentiel (:upside_down_face:), le travail sur les transes, parce qu’il permet de les espacer et par conséquent d’augmenter les temps de présence à soi.
Tu pourrais par exemple essayer d’observer ce qui déclenche ces moments de divagation chez toi … Un conflit ? interne ? externe ? Et ensuite travailler sur cet aspect.

Bien sur aussi toutes les techniques permettant de renforcer l’observateur intérieur, sans qui il est impossible d’avoir conscience de la focalisation de notre attention et de ses modalités : méditation, rappel de soi, etc…

Dans ce que j’ai observé, la fatigue est en effet un facteur facilitateur de la bascule, ce n’est toutefois pas le seul facteur en cause. Pour qu’il y ait bascule il faut que la compulsion soit présente. Je dirais que la fatigue me fragilise et rends difficile la prise de conscience de moments d’activation de la compulsion, autrement dit cela rends plus difficile la connexion à moi même. Il m’arrive toutefois d’être fatiguée et de ne pas basculer…
Et toi ?

Très amicalement,